Egaré

Un de ces jours ou on regarde dans le miroir
Et qu'on aime pas beaucoup ce qu'on y voit
Un être dur et fier, enfermé dans son histoire
Qui cherche a noircir ce qu'il touche du doigt
La candeur et l'empathie du passé
Ont laissé place à l'indifférence, la froideur
Parfois une lueur semble pourtant percer
Dans des yeux transpirant de frayeur
Le pouls a cent vingt en permanence
Peut on vraiment accorder de l'attention
Ou s'en remet on juste a la chance
Une fois détaché de notre propre raison
Il y a parfois comme un air de déjà vu
Des ombres, des larmes, une désagréable impression
Celle de sentir son humanité perdue
De ne plus croire en rien a part ses démons
La douleur n'autorise pas à maltraiter
Tous ceux qui nous entourent, bienveillants
Mais quand toutes les épreuves des jours passés
Explosent et déferlent en nous comme un torrent
Les murs de notre esprit cèdent, tout se mélange
La rage, le mépris, la méfiance surgissent
Se déversant sur ces autres d'une violence qui dérange
Est on vraiment impuissant ou inconsciemment complice
Espérons que juste se poser la question
Permet de rompre le sort et de le combattre
De reprendre la bonne route, retrouver cette maison
Ou le blanc existe encore, après avoir perdu la carte...
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